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BAYEUX

mardi 9 septembre 2003

14 528 h. Les Bajocasses

Bayeux, vieille capitale du Bessin, a été la première ville de France libérée (7 juin 1944). Elle n’a fort heureusement subi aucun dommage. Sa cathédrale continue à veiller sur la ville et la tapisserie de la reine Mathilde, document d’une saveur unique, fait toujours l’enchantement de nombreux visiteurs.

Le berceau des ducs de Normandie. - Bayeux, capitale gauloise des Bajocasses, puis grande ville romaine et importante cité épiscopale, est prise d’assaut successivement par les Bretons, les Saxons et les Normands. Rollon, le célèbre Viking, épouse Popa, fille du comte Béranger, gouverneur de la ville. En 905, son fils, le futur Guillaume Longue-Épée, nait à Bayeux qui devient ainsi le berceau de la dynastie ducale (tableau généalogique ; p. 24).
Alors que Rouen est francisée, Bayeux reste une ville scandinave où l’on parle le norrois.

Le serment de Bayeux. - Édouard le Confesseur, roi sans enfant, règne sur l’Angleterre. Ayant vécu de longues années an Normandie, il semble bien qu’il ait choisi son cousin Guillaume de Normandie (détails p. 66) pour successeur. Il envoie Harold, grand favori de la noblesse saxonne, prévenir officiellement le duc de Normandie.
Harold embarque mais échoue sur les côtes de Picardie, dans le domaine du comte Guy de Ponthieu qui le garde à sa merci. Guillaume fait délivrer le prisonnier et le messager d’Édouard est reçu solennellement à la cour de Normandie. On lui présente Edwige, une fille du duc qu’il doit épouser. Puis Guillaume, étalant volontiers ss puissance, emmène Harold guerroyer an Bretagne.
Le Saxon doit reconnaîtra officiellement les droits du duc sur le trône d’Angleterre. A contre-coeur, Harold jure sur les reliques que s la mort seule pourrait l’empêcher de tenir ses promesses. Pourtant, à la mort du roi Édouard, le 5 janvier 1066, Harold accepte la couronne d’Angleterre. La “ grande épopée normande “, qui vaudra à Guillaume le surnom de Conquérant, va commencer (voir p. 66 : « La Conquête de l’Angleterre »). Toute cette histoire est minutieusement brodée sur la tapisserie de la reine Mathilde .

PRINCIPALES CURIOSITÉS visite : ? 1h 1/4

Cathédrale Notre Dame **. - C’est un bel édifice de l’école gothique normande. De l’église terminée an 1077 par l’évêque Odon de Conteville, turbulent compagnon d’armes que Guillaume dut finalement faire enfermer, il ne reste que les tours de la façade et la crypte.
Extérieur - Le chevet se développe harmonieusement. Des arcs-boutants étayent le choeur flanqué de deux clochetons. La tour centrale date du 15’ c. mais son couronnement a été refait au 19. s. Celui-ci, appelé “ le bonnet “, est, dans ses rapports avec l’ensemble, d’un effet assez fâcheux.
Le bras sud du transept est d’une grande pureté. Son portail représente, au tympan, l’histoire de saint Thomas Becket, archevêque de Canterbury, assassiné dans sa cathédrale sur l’ordre de Henri II Plantagenêt. Au-dessus du portail, un immense fenestrage rayonnant est surmonté d’un pignon très décoré.
En continuant le long du flanc sud, remarquer un petit porche de la fin du 12e s.
La façade est pourvue de deux tours romaines qui ont dû être rhabillées au 13. s. par des contreforts massifs, pour supporter le poids de flèches gothiques. Les tympans des deux portails intermédiaires ont seuls de l’intérêt. Celui de gauche représente la Passion (suivre les scènes du registre inférieur au registre supérieur) celui de droite, le Jugement dernier (suivre du registre supérieur au registre inférieur).
Les voussures sont ornées d’anges et de vieillards.
Intérieur. - La nef, claire et harmonieuse, est caractérisée par l’assemblage du roman et du gothique. Les fenêtres hautes et les voûtes sont du 13e s. mais les grandes arcades appartiennent au plus beau style du 12" s. Leur décoration, justement célèbre, est un exemple typique de la sculpture romaine normande. Sur un fond dessinant des entrelace ou un motif natté se détachent, aux écoinçons, des bas-reliefs dont les sujets dénotent une influence orientale transmise par les enlumineurs de manuscrits.
Le carré du transept est délimité par d’énormes piles. Dans le croisillon droit, remarquer, an bas et à droite, deux peintures intéressantes : Vie de saint Nicolas et Crucifixion (15’ s.).
Le choeur, à trois étages, est un magnifique exemple d’architecture gothique normande. Les grandes arcades sont séparées par des rossaces ajourées. Au-dessus d’un triforium très ouvragé, la lumière pénètre abondamment par les fenêtres hautes.
Les stalles sont l’oeuvre d’un artiste caennais de la fin du 16e s.
Le maître-autel dont les six candélabres, le tabernacle et la croix ont été exécutés par Caffiéri aîné, est une oeuvre majestueuse du 18" s
Aux voûtes du choeur, remarquer les peintures (restaurées) représentant les premiers évêques de Bayeux.
Le déambulatoire se trouva, comme las bras du transept, an contrebas du choeur, dont le séparent de belles grilles de fer forgé. Les 3e. et 4e chapelles, à droite, abritent des fresques du 15 s.
Pour voir le trésor, la crypte et la salle capitulaire, s’adresser à la sacristie qui s’ouvre dans le bras gauche du transept Visite de 14 h à 18 h ; sauf pendant les offices.
Le trésor, greffé sur le déambulatoire, est une jolie construction du 13. s. les pièces intéressantes se trouvent à l’ étage. Une grande armoire, où primitivement les chanoines déposaient leurs ornements, abrite aujourd’hui de nombreuses reliques. Le meuble lui-même, avec ses multiples vantaux, est un précieux témoin de l’art du mobilier au 13" s.
La crypte (11"s.) s’étend sous le choeur. A gauche, dans un enfeu, statue gisante de chanoine (15s). Remarquer des vestiges de fresques du 15s restaurés.
La salle capitulaire est une belle construction gothique de la fin du 12. s. dont les voûtes, refaites au 14e s., reposent sur des consoles décorées de personnages grotesques ou de monstres. Une jolie arcature court dans les parties basses. Remarquer le pavage de la salle fait de briques émaillées (15s) et formant labyrinthe, au centre. On voit, en outre, quelques tableaux et un crucifix qui aurait appartenu à la princesse de Lamballa.

Sortir de Eglise par le petit portail du bas-coté droit. Prendre à gauche la rue Lamben-Léonard Leforestier que prolonge la rue de Nesmond.

Tapisserie de la reine Mathilde***.
Depuis 1983, la tapisserie de Bayeux est exposée au Centre Culturel qui occupa un majestueux bâtiment du 18e s., ayant abrité jusqu’an 1970 le grand séminaire.
La tapisserie - qui est an fait une broderie - est exposée sous vitrine dans une vaste salle spécialement aménagée pour elle.
L’origine de la tapisserie est incertaine. Il est probable qu’elle fut commandée en Angleterre, peu après la conquête, par Odon de Conteville, comte de Kent et évêque de Bayeux, à un atelier de brodeurs saxons pour orner le choeur de la cathédrale qu’il venait de construire. L’oeuvre figure officiellement dans un inventaire du Trésor daté de 1478 ; c’est au 18e s. qu’elle a été faussement attribuée à la reine Mathilde. La broderie est exécutée en laines de couleur sur une bande de toile de lin mesurant 70,34 m de longueur et 0,50 m de hauteur.
Cet ouvrage constitue le document le plus précis et le plus vivant que nous ait légué le Moyen Age sur les costumes, les navires, les armes et, en général, les moeurs de l’époque.
Cette longue bande dessinée de l’épopée normande est saisissante de vérité. La rivalité de Harold et de Guillaume, de la conquête à la victoire finale, est contée en 58 scènes aux détails piquants.
La bande est sur-titrée de longues inscriptions latines orthographiées à la saxonne. Les bordures supérieure et inférieure sont brodées d’animaux fantastiques ou de motifs se rapportant aux scènes principales. Parmi les scènes les plus typiques, on remarque : l’embarquement et la traversée de Harold (4 à 6), l’audience de Guillaume (14), la traversée du Couesnon et le mont St-Michel (17), le serment de Harold (23), la mort et l’enterrement d’Édouard le Confesseur (26 à 28), l’apparition de la comète (32), la construction de la flotte (36), la traversée et la marche vers Hastings 138 à 40>, la cuisine et le repas (41 à 43), la bataille (51 à 58). Les Anglais se reconnaissent à leurs moustaches, les Normands, à leur nuque rasée.

AUTRES CURIOSITÉS

Musée de la Bataille de Normandie 1944 (Mil. - Visite de 9h 30 à 19 h en ét4 de 10h à
12 h 30 er de 14 h à 18 h 30 hors saison, du fer novembre au 31 mars seulement le samedi et le
dimanche de 10h30à 72h30 et de 14hà 18h3& Entrée : 12F
Ce très moderne musée mémorial retrace l’histoire de la bataille de Normandie du 7 juin au 22 août 1944 uniformes, armes, matériel des unités engagées, évocation des opérations secteur par secteur.
Non loin du musée, cimetière militaire britannique.

Musée Baron Gerard. - Mêmes conditions de visite et même billet que pour la rapisserie de la reine Mathilde. Entrée, place des Tribunaux (remarquer un superbe platane>.
Il a été aménagé dans l’ancien évêché. Au rez-de-chaussée (deux salles sont réservées aux expoeitions temporaires>, on s’arrêtera devant deux gisants médiévaux, la belle collection de porcelaines de Bayeux, les céramiques du vieux Rouen et les pots de pharmacie du i8"s.
Les salles de l’étage, dont l’une possède encore de belles boiseries et une cheminée du 18" s, sont surtout consacrées à la peinture oeuvres d’artistes locaux, de primitifs italiens et flamands du 16e s., de peintres français, dont le baron Gérard, du 17 au 19. s. Mais on y trouve aussi une intéressante collection de dentelles de Bayeux (points anciens et modernes, dentelles au fuseau>, ainsi que des tapisseries du 17 s.

Palais de Justice. - Il est installé aussi dans l’ancien évêché et conserve quelques aménagements datant de cette première affectation.

Vieilles demeures. - Rue St Martin N°6 hôtel du 17 s. angle de la rue des Cuisiniers : maison du 14 s. rue St.Malo n° 4 hôtel d’Argouges 15. et 16 s
rue Beurbeaneur n° 10 maison du Gouverneur (15’-17’ s)> rue du Bienvenu n° 6 jolie maison de bois (avec sujets sculptés> rue Franche n° 5 : manoir à tourelles du 15. s., n° 7 hôtel de la Crespellière (18es) ; rue St-Jeen :
hôtel du Croissant (16 -17 s)>

Place du Général De Gaulle. - Une colonne commémore le discours du 14 juin 1944.

Rond-point de Veucelles. - Monument du Débarquement.

Jardin botanique. - Remarquer un hêtre pleureur aux dimensions surprenantes.

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